Les populations de Port-au-Prince sont chassées de leurs foyers comme des chiens sans maîtres, tués et leurs corps brûlés dans les rues sans que d'aucune force, d'aucune autorité digne ne s'interpose. Aucune leader politique, aucune force internationale n'intervient pour mettre fin à la destruction d'un tiers du pays.
Les maisons des pères de Saint-Jacques, des pères Rédemptoristes de Saint-Gérard, des sœurs de Sainte-Anne, des sœurs de Saint-François d'Assises, des sœurs de la Sagesse sont attaquées et pillées par des gangs. Pensez à ce que cela représente pour ces dizaines de religieuses d'être confinées dans leur propre lieu de vie et de prière, avec des assassins sans foi ni loi, pour qui tuer, violer et voler ne sont qu'un acte banal et quotidien. Ce qui est le plus surprenant, c'est qu'aucune autorité de l'État et aucune force de l'ordre ne les secourent.
Il ne s'agit pas de maisons ordinaires, ces maisons religieuses. Ce sont des institutions dans lesquelles une grande partie du patrimoine éducatif, spirituel et culturel de la nation haïtienne est gardée.
C'est le plus étonnant ! À chaque fois où la population tente de se mobiliser pour sauver la vie de leurs enfants et défendre leurs maisons et leurs biens, il y a toujours une force dans le gouvernement et dans la police pour les empêcher. C'est ce que la population de Canapé-vert dénonce une fois de plus. Si nous restons muets et réservés, si nous n'agissons pas, nous serons et resterons complices de crimes terribles. Le fait de ne pas reconnaître que la police nationale est dépassée par les événements est grave et suicidaire.
Comment dormir, manger, travailler dans le Grand Sud et le Grand Nord quand la population de l'Ouest est submergée par l’horreur ? C'est vraiment étonnant ! Comment se fait-il qu'au milieu de notre génération, il n'y ait pas un chef, un homme capable de rassembler et de conduire une armée de lutte contre les gangs ? Quelles sont les raisons qui empêchent Muscadin, par exemple, de rassembler une armée autour de lui afin de marcher et de libérer Port-Prince ?
Il est étrange que les Haïtiens ne comprennent pas encore que les gangs soient des envahisseurs qui se cachent sous la peau de personnes prétendues haïtiennes pour s'emparer du pays.
Les pays dits amis d'Haïti sont complices de ce génocide. Au lieu de fournir les armes nécessaires à la police et à l'armée haïtienne pour lutter contre les gangs, ils ont préféré donner les millions de dollars à des organismes internationaux qui n'ont aucun intérêt à voir Haïti sortir de cette impasse.
Où sont-ils les anciens militaires de la diaspora qui maîtrisent les armes et les techniques de combat contre les terroristes ? Pourquoi ne pas vous joindre à nous pour lutter contre les gangs et redonner à vos sœurs et frères haïtiens le bonheur de vivre en paix ?
Debout, Haïtiens et Haïtiens, nous sommes les seuls à pouvoir sortir, par nos propres forces, de la tyrannie des gangs.
